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Plan France Très Haut Débit – Diagnostic des besoins en main d’œuvre et compétences spécifiques

Objet de plusieurs communications en février 2014, le Plan France Très Haut Débit ambitionne de couvrir 100% des foyers français en Très Haut Débit d’ici à 2022, et notamment 80% en technologie fibre optique.
Estimé à plus de 20 milliards d’euros, c’est assurément l’un des grands chantiers de ces dix prochaines années, créateur de valeur, de croissance, d’emplois, d’innovations industrielles et de services. Mais quels sont les besoins en main-d’œuvre et formations pour mener à bien ce plan ? Une étude vient d’être menée sur le sujet.

Le point sur les besoins humains : une étude mandatée par l’Etat

L’étude a été initiée par le Ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, en conformité avec la volonté des professionnels. Rappelons à ce titre le rôle important de la Fédération des Industrielles des Réseaux d’Initiatives Publiques dans le plan France Très Haut Débit. La FIRIP regroupe un panel représentatif d’industriels intervenant suite au lancement d’un réseau d’initiative publique par une collectivité locale. Ces industriels participent soit à la conception, la construction, l’exploitation ou encore à la commercialisation des infrastructures indispensables au déploiement du très haut débit sur l’ensemble du territoire.
L’étude est réalisée avec le concours de la plateforme Objectif fibre (filière fibre optique regroupant la FFIE, la FIEEC, la FFTélécoms et le SERCE) et de Constructys-OPCA (branche professionnelle du BTP).
Objectif de l’étude : analyser et identifier précisément les besoins potentiels en matière de formation, d’emplois et de compétences pour la mise en œuvre du Plan Très Haut Débit. Une manière également de quantifier son impact sur l’économie numérique.

Combien le chantier « 100 % Très Haut Débit » requiert-il de ressources humaines ?

L’étude révèle que le chantier devrait mobiliser 19 250 emplois pour assurer le déploiement et la maintenance de la fibre dans le bâti (immeubles et maisons individuelles) sur la période 2013-2022. Les recrutements annuels nécessaires à la dotation des plus de 19 000 emplois à terme culminent à près de 6 000 personnes en 2019. Parmi les secteurs importants : l’électricité générale ; le tertiaire et l’industriel ; le câblage de réseaux VDI et/ou vidéosurveillance ; l’installation d’antennes ; le déploiement d’infrastructures télécoms, etc.
Il s’agira de collaborateurs issus de recrutements externes, mais également de mobilité interne concernant les grandes entreprises ou de polycompétences pour les petits entreprises.

Comment s’envisage la formation de la main-d’œuvre ?

Le déploiement de la fibre optique et sa maintenance nécessitent évidemment le développement de nouvelles compétences et donc une formation adaptée de la main-d’œuvre. Un besoin potentiel de 4 450 formations pour la seule année 2019 a ainsi été identifié, dont les contenus seront adaptés en fonction des types de profils recrutés en externe et en interne.
Ces formations seront assurées grâce aux 47 plateaux techniques qui seront mis en place d’ici deux à trois ans. Les objectifs : répondre efficacement aux besoins exprimés par les professionnels, répondre à l’exigence d’opérationnalité de la main d’œuvre et accompagner la montée en puissance des besoins de formation.
Par ailleurs, ce chantier permettra l’ouverture de nouveaux débouchés concrets sur des métiers à forte valeurs ajoutée et représentera une grande opportunité professionnelle, que soit pour les jeunes diplômés, les jeunes sans diplôme, ou les demandeurs d’emplois.

Vous pouvez consulter l’étude complète en suivant ce lien.

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