Transition digitale – Innovation – Mobilité - Compétitivité

Garder une longueur d’avance par l’innovation.

Plus de 400 personnes se sont déplacées lors des Innov&Go organisés par Adista dans trois villes. Le sujet de ces manifestations était l’innovation technologique, informatique ou télécoms, disponible dès aujourd’hui pour les entreprises. Nous vivons tous dans une économie caractérisée par une transformation permanente, liée notamment au renouvellement rapide des technologies. Adista présente souvent ses services IT comme des vecteurs d’amélioration de l’entreprise, plus que comme des technologies innovantes. Avec un bénéfice sur la compétitivité de l’entreprise sur ses marchés.

Nous avons posé quelques questions à Gilles Caumont, président Adista, et Philippe Paci, directeur marketing, sur un sujet connexe, celui de la longueur d’avance, cette vision stratégique qui permet à une entreprise d’accroitre son activité, de rencontrer son marché avant ses concurrents.

Quelles sont les mécanismes qui permettent à des managers de changer les règles du jeu ? Comment introduire l’innovation dans son business model et son offre pour développer son marché et ses marges ?

Gilles Caumont et Philippe Paci (président et directeur marketing d’Adista) partagent leur réflexion.

Innover, c’est aussi une question de culot (Gilles Caumont)

Créer l’innovation ?

Gilles Caumont : « Une stratégie d’innovation, ce n’est pas -que- du flair et de la chance. Il faut dégager du temps pour garder de l’avance, y consacrer de l’énergie et des moyens, de manière déterministe. Nous avons souvent été pionniers, avec les avantages de cette situation. Grâce à la R&D et aux ressources que nous avons investies ».

Philippe Paci : « Un pionnier est souvent un éclaireur ! Les ruptures de marché et les changements des consommateurs créent de nouvelles opportunités. Il faut savoir regarder notre société, les consommateurs, les entreprises pour identifier les sentiers que les autres n’ont pas vus »

 

Quand innover ?

GC : « Avoir raison trop tôt, c’est avoir tort. Les surfeurs parlent de leur ‘entrée en vague’, ce moment qui précède le premier virage debout sur la planche. L’innovation, c’est du surf. Une bonne entrée en vague, au bon moment, c’est indispensable pour vivre une vague parfaite. »

PP : « Il faut chercher et investir en permanence. Quand une entreprise vit une période de ventes difficiles, l’innovation apparait comme une évidence. Mais il faut aussi être capable de repenser son offre … quand les ventes sont au beau fixe. »

GC : « Introduire une nouvelle offre nécessite souvent de gérer le changement dans son business model. Trouver un nouveau concept fabuleux, c’est bien, mais il faut penser au retour sur investissement de l’offre précédente : attention à la cannibalisation ! Renouveler trop vite, cela peut être destructeur pour l’entreprise. »

PP : « L’innovation, c’est beaucoup d’échecs pour quelques succès. Et les succès reposent toujours la bonne entrée en vague dont parlait Gilles. L’iPhone a révolutionné notre quotidien en 2007, sans être pourtant le premier smartphone, et alors que son ancêtre, le Newton, a connu un échec cuisant 10 ans plus tôt. »

 

Innover en quoi ?

GC : « Le danger, c’est de penser l’innovation proposée au client sous forme de technologie. Nous sommes dans une économie de la fonctionnalité. Et il faut innover désormais par les usages proposés à nos clients, usages au cœur de nouveaux business model. C’est ce que proposent des Uber, Blablacar ou Airbnb, une offre où l’usage et le service supplantent le produit et la technologie. »

PP : « Nous devons tous regarder le parcours de nos clients avec les services qu’ils consomment. Ce qui est complexe ou contraignant crée une insatisfaction et … donc une opportunité pour innover. Il faut penser autrement, penser global. »

GC : « Justement, penser global, c’est une obligation dans l’entreprise qui innove. La définition d’une nouvelle offre est un mécanisme transversal qui implique des responsabilités et des obligations pour chaque département. La longueur d’avance d’un nouveau produit, elle ne se traduira en réussite commerciale qu’avec une vision horizontale de l’entreprise et une synchronisation de tous ses efforts. »

PP : « J’ai toujours constaté que le rêve d’un client satisfait, c’est que son fournisseur ne change pas, gage de sa fidélité… jusqu’au jour où un concurrent lui proposera l’innovation que nous ne lui avons pas proposée ! ».

 

Entrepreneur !

Gilles Caumont : « Entreprendre, c’est prendre des risques ! Il ne peut y avoir d’avantage compétitif ou de longueur d’avance sur un marché sans une incertitude de départ. Innover, c’est aussi une question de culot ! »

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