Transition digitale – Innovation – Mobilité - Compétitivité

Le site de Chateau-Lafitte, ou « l’Oasis œnotouristique »

Le majestueux site Château-Lafitte est devenu aujourd’hui l’une des plus importantes capacités d’accueil de l’agglomération bordelaise. La famille Bonhur, qui a repris l’exploitation avec une banque (le Crédit agricole d’Aquitaine) comme partenaire, a bien compris tout l’intérêt de cette infrastructure assez unique dans le milieu du vin, située de surcroît à 10 minutes du centre de Bordeaux, dans cette poche de verdure pratiquement dans la ville d’Yvrac. Elle a équipé l’ensemble du site d’une connexion à haut débit et donné comme surnom à ce lieu « l’Oasis œnotouristique ».

L’entrée donne tout de suite le ton. On accède à ce château par une allée qui serpente joliment sur une pente. Elle est digne d’un palais romain, bordée de cyprès et de palmiers. Elle mène jusqu’à deux colonnes qui ouvrent sur une agréable fontaine devant une bâtisse du XIXe siècle parfaitement rénovée.

Le reste, c’est-à-dire les immenses bâtiments qui entourent le château, est pratiquement du même tonneau. Lafitte donne dans la démesure. Tout y est plus grand, plus majestueux. Il suffit de passer la porte de l’accueil pour en prendre encore plein la vue, même si les statues antiques dispersées dans les chais apportent plutôt une touche Las Vegas que monument historique. On y a d’ailleurs fait rentrer des véhicules, il y a quelques jours, pour le show à l’américaine d’un gros constructeur.

L’ancien propriétaire avait un brin de mégalomanie qui explique cette démesure. Mais il était aussi un incontestable visionnaire, puisqu’il avait compris bien avant les autres que les propriétés viticoles pouvaient servir à autre chose qu’à faire du vin. Un précurseur de l’œnotourisme, en somme. On lui doit ses salles construites il y a des années, qui offrent à Lafitte l’une des plus importantes capacités d’accueil de l’agglomération bordelaise.

La famille Bonhur, qui a repris l’exploitation avec une banque (le Crédit agricole d’Aquitaine) comme partenaire, a bien compris tout l’intérêt de cette infrastructure assez unique dans le milieu du vin, située de surcroît à 10 minutes du centre de Bordeaux, dans cette poche de verdure pratiquement dans la ville d’Yvrac. Elle a équipé l’ensemble du site d’une connexion à haut débit et donné comme surnom à ce lieu « l’Oasis œnotouristique ».

Même si l’on y fait du vin, dont on parle peu puisque les ventes n’ont pas besoin de publicité, c’est bel et bien l’accueil pour les entreprises ou les particuliers qui est devenu son principal atout. Les grandes sociétés s’y succèdent – Bouygues, Eiffage, L’Oréal -, ainsi que les mariages prestigieux. Que viennent-ils y chercher ? 37 hectares de verdure et de vignes aux portes de la ville, un certain clinquant, mais aussi et surtout de l’espace. Le château peut accueillir jusqu’à 1 300 personnes en format cocktail et 920 personnes assises. Deux salles sont proposées pour cela, dont une qui porte le nom du vin, Floréal Laguens.
20 000 visiteurs

Elles ont une vue plongeante sur un chai unique en son genre. Une vaste salle de 800 m² qui n’est en fait qu’un théâtre de barriques en bois. Elles sont vides et peuvent être déplacées pour moduler cette vaste pièce comme on le souhaite. Il ne manque plus à ce géant de l’œnotourisme, qui accueille 20 000 visiteurs chaque année, que des lits pour dormir.

Des suites sont bien en train d’être rénovées à l’étage du château. Mais le vrai projet, c’est celui de plusieurs dizaines de logements dans la propriété, au milieu des arbres d’une forêt toute proche. Lorsque le vin coule un peu trop, il est parfois préférable de dormir sur place.

Aucun commentaire.

Poster un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.